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À propos de cette pièce
« Polako », c’est le mot que les Balkans dégainent quand le monde se met à les presser: doucement, pas de stress. Cette peinture montre le mot en action. Deux vieux amis se sont croisés par hasard sur une route de campagne, ont arrêté leurs voitures — au milieu de la route, naturellement — et ont plongé dans la conversation comme si le reste du monde s’était éteint. Derrière eux, une file de voitures s’allonge. Les touristes klaxonnent et gesticulent; les gens du coin attendent sans drame, car s’arrêter pour parler n’est pas ici une interruption de la vie — c’est la vie même. Un serpent a profité de la pause pour traverser l’asphalte chaud, ajoutant à la scène une ligne de plus, tout aussi peu pressée.
Rien de tout cela n’est une satire inventée. Quiconque a conduit sur les petites routes des Balkans a patienté dans exactement cette file, et la peinture prend le parti des deux bavards — avec douceur, et en sachant que le spectateur peut se reconnaître dans l’un ou l’autre camp.
Un détail récompense le regard attentif: un panneau au bord de la route portant « Privat », lettré comme le sont réellement ces écriteaux peints à la main près des allées privées. L’orthographe est citée volontairement, erreur comprise — elle fait partie de l’humour documentaire du tableau.
La toile mesure 120 × 100 cm, peinte à l’acrylique; le format presque carré se place confortablement au-dessus d’un canapé, d’un buffet ou d’un lit. C’est un original au sens strict — une seule toile portant la signature de Ksenia Derr, sans aucune reproduction.
Comme les autres grands formats de l’atelier, elle est vendue sans cadre: la toile non tendue voyage roulée dans un tube et se monte sur châssis chez n’importe quel encadreur. Elle est en stock — livraison gratuite et suivie vers la plupart des pays, expédition quelques jours après une demande confirmée. Si l’histoire vous plaît mais que le mur est plus petit, demandez une version sur commande dans un autre format.



